Votre enfant écrit lentement et n’arrive pas à suivre le rythme de la classe. Il se plaint d’avoir mal à la main dès qu’il écrit un moment. Ou vous n’arrivez plus à relire ses cahiers, et lui non plus. Vous cherchez alors une graphothérapeute du côté de Brignoles, et vous découvrez un métier dont vous n’aviez peut-être jamais entendu parler.

Première chose à savoir : il n’y a pas de cabinet de graphothérapie dans Brignoles même. Les graphothérapeutes du secteur sont toutes installées dans les communes alentour, et vous les retrouverez d’ailleurs dans les annuaires sous l’étiquette « Brignoles » alors que leur cabinet est ailleurs. Ce n’est pas un problème : il s’agit d’un trajet de quinze à trente minutes, une fois toutes les trois ou quatre semaines.

Je m’appelle Julie Drêche, je suis graphothérapeute et je reçois à Carcès, à une vingtaine de minutes de Brignoles. Cette page répond aux questions que les familles me posent avant de prendre rendez-vous : ce que fait exactement une graphothérapeute, à quel moment il est utile de consulter, comment se déroule une prise en charge et ce qu’elle coûte.

Où je reçois, et depuis où viennent les familles

Carcès — 431 chemin du Derrot, 83570 Carcès. Comptez une vingtaine de minutes de route depuis Brignoles. Je reçois le mardi et le jeudi, de 17h00 à 19h00.

Draguignan — 11 avenue Marie Curie, 83300 Draguignan, dans un pôle paramédical situé derrière la médiathèque Jacqueline de Romilly. Le quartier est résidentiel et on se gare facilement aux alentours.

Le cabinet de Carcès est le plus pratique pour tout le centre du Var. Les familles que je reçois viennent de Brignoles bien sûr, mais aussi du Val, de Cotignac, de Correns, de Montfort-sur-Argens, de Vins-sur-Caramy, de Châteauvert, d’Entrecasteaux, de Salernes, de Bras, de Tourves, de Barjols, de La Celle et de Camps-la-Source. Toutes ces communes sont à moins d’une demi-heure.

Graphothérapeute, graphomotricien, graphopédagogue : est-ce la même chose ?

À peu près, oui. Ces trois appellations recouvrent le même travail de fond, qui est la rééducation du geste d’écriture. Les écoles de formation diffèrent, le vocabulaire aussi, mais ce que vous cherchez pour votre enfant est le même dans les trois cas.

Il ne faut pas confondre ce métier avec la graphologie, qui cherche à décrire une personnalité à partir de l’écriture. Ce n’est pas du tout ce dont il s’agit ici : je ne lis pas le caractère de votre enfant dans ses lettres, je regarde comment son geste est construit et ce qui l’empêche d’écrire confortablement.

Concrètement, le travail porte sur la posture, la tenue du crayon, la mobilité des doigts, la latéralité quand c’est nécessaire, la forme des lettres, la fluidité du tracé, puis la vitesse.

Quand consulter

Les parents me contactent le plus souvent pour l’une de ces raisons :

  • l’enfant a mal aux doigts, au poignet, parfois jusqu’à l’épaule ou la nuque dès qu’il écrit un moment,
  • il écrit trop lentement et ne finit jamais dans le temps imparti,
  • son écriture manque de lisibilité, et il n’arrive pas à se relire lui-même,
  • il tient son crayon d’une façon acrobatique et se crispe,
  • il évite tout ce qui touche au crayon, y compris le coloriage et le découpage,
  • les devoirs tournent au conflit tous les soirs,
  • un enseignant, un orthophoniste ou un médecin a signalé le problème.

La douleur est le signe qui doit vous décider le plus vite : écrire ne doit pas faire mal, à aucun âge.

Ce n’est pas réservé aux enfants de primaire. Je reçois aussi des collégiens et des lycéens, souvent au moment où la prise de notes devient impossible à suivre, et des adultes.

Si vous voulez comprendre d’abord ce qui se joue dans la main de votre enfant, l’article mon enfant écrit mal explique les causes les plus fréquentes et l’ordre dans lequel les reprendre.

Comment se passe une prise en charge

Tout commence par un bilan. J’observe l’écriture, la posture, la tenue de l’outil, la vitesse, la façon dont l’enfant copie, et je repère ce qui bloque. Ce bilan sert de point de départ : il permet de dire clairement si une rééducation est utile, et sur quoi elle va porter. Il arrive qu’elle ne le soit pas, et je le dis aussi.

Viennent ensuite les séances, espacées de trois à quatre semaines. Le nombre nécessaire se précise après le bilan, une fois que l’on sait ce qu’il y a à reprendre : il dépend de l’âge de l’enfant, de l’ancienneté de ses habitudes et de ce qu’on trouve.

Entre deux rendez-vous, il y a un peu de travail à la maison, une dizaine de minutes par jour. C’est ce qui fait la différence, parce qu’un geste s’automatise par la régularité, pas pendant la séance elle-même. Vous n’avez rien à corriger ni à surveiller : votre rôle est d’être là, à côté.

Vous pouvez voir des écritures d’enfants au début et à la fin de leur rééducation sur la page avant / après, et le détail du déroulement sur la page à quoi s’attendre.

Les tarifs

  • Bilan écrit : 90 €
  • Bilan oral : 65 €
  • Séance : 45 €

Prendre rendez-vous

Vous pouvez réserver directement en ligne, ou m’écrire à contact@ecritureetgribouillis.com si vous préférez d’abord poser vos questions. Je réponds volontiers avant toute prise de rendez-vous, y compris quand vous hésitez encore à consulter.

Questions fréquentes

Quel est le tarif d’une séance de graphothérapie ?

Chez moi, la séance est à 45 €, et le bilan initial à 65 € à l’oral ou 90 € par écrit. Les tarifs varient d’un praticien à l’autre, en général entre 30 et 50 € la séance en France.

Est-ce remboursé par la Sécurité sociale ?

Non, la graphothérapie n’est pas remboursée par l’Assurance maladie, car ce n’est pas une profession de santé réglementée. En revanche, certaines mutuelles participent au titre des médecines douces ou d’un forfait bien-être : cela vaut la peine d’appeler la vôtre avant de commencer, en demandant si elle prend en charge la rééducation de l’écriture.

Quelle est la différence avec un ergothérapeute ou un psychomotricien ?

L’ergothérapeute et le psychomotricien sont des professionnels de santé diplômés d’État, dont le champ est beaucoup plus large que l’écriture : l’autonomie, le geste, le rapport au corps, l’aménagement des outils. Une graphothérapeute ne travaille que sur le geste d’écriture, en détail.

Les deux ne s’opposent pas et se complètent souvent. Il arrive qu’un enfant ait besoin d’un suivi en psychomotricité avant que le travail sur l’écriture ait du sens, et je vous le dirai si c’est le cas.

À partir de quel âge ?

En général à partir du CP, quand l’écriture cursive est installée et qu’on peut voir comment le geste se construit. Avant, on est encore dans l’apprentissage, et beaucoup de maladresses se règlent seules. La douleur, elle, justifie un avis à n’importe quel âge.

Mon enfant est dysgraphique, DYS, TDA/H ou à haut potentiel. Est-ce que ça peut aider ?

Oui, et c’est souvent là que c’est le plus utile. La rééducation du geste ne remplace pas les autres prises en charge : elle s’y ajoute et elle les soulage. Quand écrire coûte moins cher en attention, il en reste davantage pour tout le reste.

Faut-il venir avec quelque chose ?

Apportez simplement deux ou trois cahiers récents de votre enfant, ceux du quotidien, sans les choisir. Ce sont eux qui me renseignent le mieux.